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Actualités SNLE 7 octobre 2026 3 min de lecture

Pourquoi l'option d'un 5ème sous-marin nucléaire lanceur d'engins a été écartée ?

Le Sénat s'est interrogé sur l'augmentation nombre de sous-marins nucléaires de classe Invincible, construits par Naval Group à Cherbourg. Faut-il passer de quatre à cinq ?

ar Chrismaël Marchand Publié le 7 octobre 202§ à 08h15

La question des sous-marins nucléaires d’attaque semble tranchée. La 2e génération issue du programme Barracuda ne dépassera pas six unités.
Interrogé par La Presse de la Manche, en janvier 2026, l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine à l’époque, avait sifflé la fin de partie à ce sujet.
On a toujours besoin de plus, c’est vrai. Après, il faut avoir conscience que c’est quand même des objets qui ont un certain prix. Que l’effort de la Nation pour la défense est déjà important. Que les fameuses surmarches dont on parle sont des efforts supplémentaires demandés dans le budget de l’État. Faisons avec ce que l’on a en termes de sous-marins.
Amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine à l’époque
En revanche, la 3e génération de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, relève de la classe Triomphant, n’avait pas été évoquée.
Actuellement, en construction sur le site Naval Group de Cherbourg (Manche), cette nouvelle classe, désormais appelée Invincible, sera composée de quatre exemplaires, dont la tête de série sera livrée en 2036 et les trois autres environ tous les cinq ans.

L’objet le plus complexe et le plus dissuasif jamais construit en France
Dans un récent rapport du Sénat sur la dissuasion nucléaire, un chapitre s’est cependant intéressé à cette éventualité en posant la question directement à l’état-major de la FOST (Force océanique stratégique).
Celle-ci a clairement indiqué aux rapporteurs que « l’ensemble du système était cohérent et optimisé pour quatre navires et que les progrès en termes de performances réalisées entre la première et la deuxième génération de SNLE avaient permis de réduire d’une unité le nombre des SNLE sans perdre en capacités opérationnelles ».
« Dans l’immédiat, plutôt que d’accroître le nombre des SNLE, les responsables rencontrés suggèrent de poursuivre le renouvellement de certains matériels en dotation sur les SNLE afin de leur apporter le meilleur niveau technologique possible », suggèrent également les rapporteurs.
Et de recommander, au passage, « de poursuivre la modernisation des SNLE 2G à travers le remplacement, lorsque cela est utile, de certains matériels d’origine (périscope, sonar) par des matériels de dernière génération plus performants afin de préserver l’excellence technologique de ces navires ».
Les équipes de Naval Group savent donc à quoi s’en tenir. Leur défi sera de livrer dans les temps l’objet le plus complexe et le plus dissuasif jamais construit sur le sol français. Et ce, en quatre exemplaires qui navigueront, pour le dernier, jusqu’en 2090.