Reportages, archives historiques et événements liés au sous-marin
nucléaire lanceur d'engins « Le Triomphant » et à son
équipage.
Journal SNLE
Les dernières publications
Toutes les actualités ci-dessous sont publiques : reportages
de presse, jalons historiques et points d'étape de l'Amicale. Pour
les contenus internes, connectez-vous à votre espace membre.
À la une
Tir d’acceptation d’un missile M51.3 depuis le SNLE Le Vigilant au large du Finistère.
Le président de la République est arrivé, lundi soir, en Bretagne, en toute discrétion. Selon nos informations, Emmanuel Macron a assisté ce mardi matin, en zone militaire, depuis une frégate de la Marine nationale, au tir de missile au large des côtes de Penmarc’h annoncé, il y a quelques jours, par les autorités mari…
Toutes les publications
Le fil complet
Toutes les actualités triées par date de publication, de la plus
récente à la plus ancienne.
Pourquoi l'option d'un 5ème sous-marin nucléaire lanceur d'engins a été écartée ?
Le Sénat s'est interrogé sur l'augmentation nombre de sous-marins nucléaires de classe Invincible, construits par Naval Group à Cherbourg. Faut-il passer de quatre à cinq ?
SNLE 3G : Un programme clé pour dissuader dans la durée.
Quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de classe L’Invincible remplaceront progressivement, à partir de 2037, les quatre SNLE de classe Le Triomphant qui assurent a…
La marine nationale a un nouveau patron.
Le 15 juillet 2026, le nouveau chef d’état-major de la marine (CEMM), l’amiral Christophe Cluzel, a pris officiellement ses fonctions lors d’une cérémonie en petit comité à bord du…
Défilé 14 juillet 2026 - Troupes à pied : Sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Triomphant.
Les forces sous-marines et la Force océanique stratégique (FOST) rassemblent les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, les sous-marins nucléaires d'attaque et les unités assura…
Le Télégramme (suite) — Baptiste, 17 ans, à bord du SNLE
Suite de l'article : interview de Baptiste, 17 ans, schéma en coupe d'un SNLE et liste des quatre bâtiments en service de la classe Le Triomphant.
Le Télégramme — « Prêts à s'engager, ils s'immergent dans un sous-marin nucléaire »
Reportage de Frédéric Jiang dans Le Télégramme : à la base de l'Île Longue, des jeunes stagiaires de la préparation militaire marine embarquent à bord d'un SNLE.
Naval Group lance la construction du premier sous-marin lanceur d'engins de troisième génération (SNLE 3G)
La découpe de la première tôle du premier SNLE 3G a eu lieu sur le site Naval Group de Cherbourg le 20 mars 2024. Ce geste symbolique marque le début de la fabrication de la coque …
1985 — Découpe de la première tôle du Triomphant
30 octobre 1985, Atelier Coque DCN Cherbourg : découpe symbolique de la première tôle du futur SNLE Le Triomphant, en présence des responsables DGA et DCN.
Tir d’acceptation d’un missile M51.3 depuis le SNLE Le Vigilant au large du Finistère.
Le ministère des Armées confirme, dans un communiqué, qu’un premier tir d’un missile balistique stratégique M51 (version M51.3) a été réalisé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE). « Ce missile, dépourvu de sa charge nucléaire, a été tiré au large du Finistère depuis Le Vigilant dans le cadre de l’opération Smertrios afin de valider la capacité du sous-marin à mettre en œuvre le M51 après son indisponibilité périodique pour entretien et réparations », indique-t-il.
La Direction générale de l’armement-Essais de missiles (DGA-EM) a suivi le tir tout au long de sa phase de vol. « La zone de retombées se situe en Atlantique Nord à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte. Il valide la capacité opérationnelle du système d’arme du SNLE Le Vigilant et démontre à nouveau l’excellence de la haute technologie que les industries françaises mettent en œuvre dans le domaine de la dissuasion », poursuit-on au ministère des Armées.
Discours du Chef des Armées à bord de la frégate multi-missions Auvergne,
"J'ai assisté au premier tir du nouveau missile balistique M51.3 depuis le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Vigilant.
Très peu de nations disposent d'un tel savoir-faire.
Félicitations à tous les acteurs de cette réussite exceptionnelle : DGA, CEA, Ariane Group, Naval Group et Marine nationale. Votre professionnalisme, votre rigueur et votre maîtrise technique sont la fierté de la France.
Ce succès technique est une nouvelle démonstration de la crédibilité de notre dissuasion, dont la pérennité est assurée.
Pour être libre, il faut être craint. Et pour être craint, il faut être puissant.
Pour protéger les Français dans la durée face aux menaces, j'ai engagé dès 2017 le renouvellement de nos moyens pour les décennies à venir. En dix ans, le budget de nos armées aura doublé. Nos futurs sous-marins stratégiques sont actuellement en chantier. Le programme de missiles stratégiques hypersoniques et manœuvrants, qui équiperont notre composante aérienne de dissuasion, a été lancé cette année.
Notre dissuasion nucléaire nous protège et continuera à nous protéger.
Pourquoi l'option d'un 5ème sous-marin nucléaire lanceur d'engins a été écartée ?
Par Chrismaël Marchand
Publié le 7 octobre 202§ à 08h15
La question des sous-marins nucléaires d’attaque semble tranchée. La 2e génération issue du programme Barracuda ne dépassera pas six unités.
Interrogé par La Presse de la Manche, en janvier 2026, l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine à l’époque, avait sifflé la fin de partie à ce sujet.
On a toujours besoin de plus, c’est vrai. Après, il faut avoir conscience que c’est quand même des objets qui ont un certain prix. Que l’effort de la Nation pour la défense est déjà important. Que les fameuses surmarches dont on parle sont des efforts supplémentaires demandés dans le budget de l’État. Faisons avec ce que l’on a en termes de sous-marins.
Amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine à l’époque
En revanche, la 3e génération de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, relève de la classe Triomphant, n’avait pas été évoquée.
Actuellement, en construction sur le site Naval Group de Cherbourg (Manche), cette nouvelle classe, désormais appelée Invincible, sera composée de quatre exemplaires, dont la tête de série sera livrée en 2036 et les trois autres environ tous les cinq ans.
L’objet le plus complexe et le plus dissuasif jamais construit en France
Dans un récent rapport du Sénat sur la dissuasion nucléaire, un chapitre s’est cependant intéressé à cette éventualité en posant la question directement à l’état-major de la FOST (Force océanique stratégique).
Celle-ci a clairement indiqué aux rapporteurs que « l’ensemble du système était cohérent et optimisé pour quatre navires et que les progrès en termes de performances réalisées entre la première et la deuxième génération de SNLE avaient permis de réduire d’une unité le nombre des SNLE sans perdre en capacités opérationnelles ».
« Dans l’immédiat, plutôt que d’accroître le nombre des SNLE, les responsables rencontrés suggèrent de poursuivre le renouvellement de certains matériels en dotation sur les SNLE afin de leur apporter le meilleur niveau technologique possible », suggèrent également les rapporteurs.
Et de recommander, au passage, « de poursuivre la modernisation des SNLE 2G à travers le remplacement, lorsque cela est utile, de certains matériels d’origine (périscope, sonar) par des matériels de dernière génération plus performants afin de préserver l’excellence technologique de ces navires ».
Les équipes de Naval Group savent donc à quoi s’en tenir. Leur défi sera de livrer dans les temps l’objet le plus complexe et le plus dissuasif jamais construit sur le sol français. Et ce, en quatre exemplaires qui navigueront, pour le dernier, jusqu’en 2090.
SNLE 3G : Un programme clé pour dissuader dans la durée.
Pourquoi et quand le programme SNLE 3G a-t-il été lancé ?
Claire : Le programme SNLE 3G a pour objet de développer et réaliser quatre SNLE qui remplaceront au fur et à mesure de leur retrait du service actif les SNLE de classe Le Triomphant, dont le premier aura 40 ans en 2037. La continuité de la composante océanique de dissuasion nucléaire française, dont la permanence n’a jamais été rompue depuis la première patrouille du Redoutable en 1972, est en jeu.
La dissuasion est la clé de voûte de notre sécurité ; or, les SNLE, grâce à leur capacité à se diluer dans les océans et à lancer des missiles chargés de têtes nucléaires, y participent. Le programme SNLE 3G est donc au cœur des missions de la Direction générale de l’armement (DGA), mais aussi de Naval Group, puisqu’il vise à fournir à la Marine nationale un de ses principaux moyens de puissance.
Stéphane Obled : Le développement d’un objet aussi complexe – 1 million de composants, 20 millions d’heures de travail – nécessite d’être largement anticipé. Les réflexions sur le successeur du Triomphant ont démarré avant même que le dernier SNLE 2G soit admis au service actif. Elles se sont poursuivies jusqu’au lancement du programme, en février 2021, avec un premier marché comprenant les études de conception générale du sous-marin, le lancement des approvisionnements longs délais, la réalisation des premiers éléments de la coque et de la chaufferie du premier SNLE 3G et l’adaptation des moyens industriels aux spécificités des SNLE 3G.
Le deuxième marché subséquent a démarré en novembre 2025. Il couvre la poursuite de la mise à niveau des moyens de production, la conception détaillée des sous-marins, le lancement de l’ensemble des approvisionnements et la réalisation du premier SNLE 3G, dont le nom, L’Invincible, a été dévoilé en mars dernier par le président de la République.
Quelles évolutions ces navires présenteront-ils ?
C. : Leurs performances devront répondre aux menaces futures. La DGA fait donc appel à sa capacité stratégique à préparer l’avenir pour définir ses caractéristiques.
Les SNLE 3G seront encore plus discrets que les SNLE 2G grâce à un revêtement acoustique innovant et une signature magnétique atténuée. De plus, leurs capacités de détection seront accrues, grâce notamment à un sonar plus performant.
S. O. : Les SNLE 3G seront aussi plus grands que leurs prédécesseurs afin de leur permettre d’évoluer pendant tout leur cycle de vie, comme le font les SNLE de deuxième génération.
Comment s’organise le programme et quel est son calendrier ?
C. : La DGA assure la maîtrise d’ouvrage du programme avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Naval Group est maître d’œuvre d’ensemble des sous-marins, en cotraitance avec TechnicAtome pour les chaufferies nucléaires.
Notre collaboration remonte à la création de la DGA par le général de Gaulle en 1961 autour de la dissuasion, œuvre commune qui nous transcende et nous conduit à travailler en bonne intelligence depuis plus de soixante ans.
Le programme fait aussi appel au savoir-faire d’équipementiers de premier rang – Thales, ArianeGroup, Safran – et de forgerons– Aubert & Duval, Framatome –, et s’appuie sur quelque 500 entreprises de toutes tailles de la base industrielle et technologique de défense réparties sur tout le territoire.
La DGA les soutient et veille au maintien des capacités industrielles pour permettre à la France de conserver sa souveraineté.
S. O. : Le programme SNLE 3G mobilise au meilleur niveau les compétences de toutes les directions et entités du groupe, sur tous ses sites. Les attentes sont très élevées dans de nombreux domaines tels que la discrétion, la sûreté et la cybersécurité. Nos équipes peuvent néanmoins s’appuyer sur l’architecture du SNLE 2G et sur la maîtrise industrielle acquise grâce au programme Barracuda.
En 2026 auront lieu la preliminary design review (PDR) du navire armé interne puis la revue de conception générale présidée par le client. La suite du calendrier prévoit la mise à l’eau de L’Invincible en 2036, sa livraison fin 2037 puis celle des unités suivantes tous les cinq ans. Naval Group sera au rendez-vous de ce projet qui nous pousse à nous dépasser !
La Marine nationale a officiellement changé de commandement. L’amiral Christophe Cluzel a pris ses fonctions de Chef d’état-major de la Marine (CEMM) lors d’une cérémonie solennelle qui s’est déroulée le mercredi 15 juillet 2026 dans la rade de Toulon. Il succède à l’amiral Nicolas Vaujour, qui occupait ce poste stratégique depuis le 31 août 2023.
Une passation de commandement à bord du PHA Mistral
C’est sur le pont du Porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral, l’un des fleurons de la flotte française, que s’est tenue la passation de pouvoir. Cet événement marque un moment clé dans la vie de l’institution, assurant la continuité du commandement au plus haut niveau. Le choix de Toulon, principal port militaire français, souligne l’importance stratégique de la façade méditerranéenne pour les opérations navales du pays.
L’amiral Nicolas Vaujour quitte ses fonctions après près de trois ans à la tête de la Marine, une période marquée par des enjeux géopolitiques complexes et une modernisation continue des équipements. Son successeur, l’amiral Christophe Cluzel, prend désormais les rênes d’une institution en pleine transformation.
Un rôle stratégique aux multiples facettes
La fonction de Chef d’état-major de la Marine est essentielle au sein de l’architecture de la défense nationale. Le CEMM est le principal conseiller du Chef d’état-major des Armées (CEMA) pour toutes les questions relatives à la composante maritime. Ses responsabilités sont vastes et couvrent l’ensemble du spectre des activités de la Marine.
Il est garant de la préparation opérationnelle des forces, s’assurant que les navires, sous-marins, aéronefs et commandos sont prêts à être déployés sur tous les théâtres d’opérations. Sur le plan humain, le CEMM est responsable du recrutement, de la formation, de la discipline, mais aussi du moral et de la condition de l’ensemble des marins. Enfin, il joue un rôle diplomatique de premier plan en entretenant des relations bilatérales avec les marines étrangères, un aspect crucial pour la coopération internationale et la sécurité maritime.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
Défilé 14 juillet 2026 - Troupes à pied : Sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Triomphant.
Lieu d’implantation de l’unité : Brest – Ile Longue (Finistère)
Date de création de l’unité : 21 mars 1997 (admission au service actif)
Devise : « Vaincre sous les mers » (devise des forces sous-marines)
Historique de l'unité
Premier Sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) de sa classe éponyme, le Triomphant a été mis en chantier en 1989 puis admis au service actif en 1997. Il appartient à la deuxième génération de SNLE français, qui prend la suite des six unités du type Le Redoutable.
Armés par un équipage de 110 marins, longs de 138 mètres, leur déplacement en plongée est de 14 335 tonnes.
Missions de l'unité
Tapis dans l’océan, indétectables, invulnérables et dotés de 16 missiles nucléaires M51, les 4 SNLE de la force océanique stratégique sont basés à l’Ile Longue, dans le Finistère.
Depuis novembre 1972, au moins un SNLE est déployé pour assurer la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire, garantissant au Président de la République une capacité de frappe en second capable d’infliger des dégâts inacceptables contre toute menace d’origine étatique visant les intérêts vitaux de la France.
Composition de l'unité
Effectif défilant : 75 marins
Composition/Articulation : 1 commandant, 3 officiers mariniers supérieurs composant la garde au drapeau des forces sous-marines, suivis de leurs fanions, puis 1 bloc de 64 officiers, officiers mariniers et quartiers-maîtres.
Autorité défilant en tête : le capitaine de vaisseau Alexandre, commandant de l’escadrille des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, suivi du capitaine de vaisseau Franck, commandant l’équipage bleu du SNLE le Triomphant.
À savoir
En tant que tête de série, le SNLE Le Triomphant donne son nom à sa classe de bâtiment, ainsi également baptisée « Le Triomphant ». Les sous-marins de cette série sont nettement plus gros que leurs prédécesseurs de première génération et également beaucoup plus silencieux, ce qui les rend pratiquement indétectables.
Le Télégramme (suite) — Baptiste, 17 ans, à bord du SNLE
Suite du reportage du Télégramme. Aux côtés des stagiaires casqués qui parcourent les coursives du sous-marin, le journal donne la parole à Baptiste, 17 ans, inscrit en préparation militaire marine :
« J'en imaginais pas à quel point un sous-marin pouvait être aussi grand et rempli de technologies. »
La double page se termine par une vue en coupe pédagogique d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins, identifiant ses principaux compartiments — appareil propulsif, compartiment réacteur, compartiment missiles, postes de commandement et de navigation, locaux d'équipage, tubes lance-torpilles — ainsi que par la liste des quatre SNLE de la classe Le Triomphant en service :
• Le Terrible (S 619), 2010
• Le Vigilant (S 618), 2004
• Le Téméraire (S 617), 1999
• Le Triomphant (S 616), 1997
Le Télégramme — « Prêts à s'engager, ils s'immergent dans un sous-marin nucléaire »
Sous la signature de Frédéric Jiang, le quotidien régional Le Télégramme consacre un reportage à la visite d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) à la base de l'Île Longue, près de Brest, par des jeunes volontaires en préparation militaire marine.
L'article décrit le passage par le sas, la descente dans la coque hermétique du bâtiment, la découverte des postes de commandement et des plaques refroidissantes du compartiment réacteur. Les stagiaires — pour la plupart inscrits en préparation militaire marine — y prennent la mesure des journées exigeantes du quotidien des sous-mariniers et des enjeux de la dissuasion nucléaire française.
Le reportage souligne aussi la démarche d'ouverture de la Marine nationale, qui accueille à bord de ses bâtiments les plus sensibles ces futures recrues, dans une logique de transmission et de recrutement.
Naval Group lance la construction du premier sous-marin lanceur d'engins de troisième génération (SNLE 3G)
Parmi les systèmes les plus complexes existants, les SNLE sont les pierres angulaires de la force océanique stratégique française (FOST) et assurent la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire.
Lancé en février 2021, le programme SNLE 3G destiné à la Marine nationale, lie les armées, la Direction Générale de l’Armement (DGA), qui assure la maîtrise d’ouvrage d’ensemble, le CEA, pour les chaufferies nucléaires, et Naval Group, qui assure la maitrise d’œuvre d’ensemble des sous-marins en association avec TechnicAtome pour les chaufferies nucléaires.
Pierre Éric Pommellet, PDG de Naval Group a déclaré lors de cet événement : « Nous sommes fiers de lancer aujourd’hui symboliquement la fabrication de la coque du premier SNLE de 3ème génération, aux côtés de la DGA, de la Direction des applications militaires du CEA, de la Marine nationale et de Technicatome ainsi que l’ensemble de nos partenaires, étatiques et industriels. À travers ce programme d’envergure, Naval Group est pleinement engagé au service de la souveraineté française et de la dissuasion nucléaire, en mobilisant l’ensemble de ses compétences, ses talents et ses moyens industriels, et en s’appuyant sur une base industrielle et technologique de défense solide, répartie sur l’ensemble du territoire français. »
Le premier marché subséquent du programme, notifié en février 2021, couvre les études de développement jusqu’à fin 2025, les approvisionnements longs délais, la réalisation des premiers éléments de la coque et de la chaufferie du premier SNLE 3G, ainsi que l’adaptation des moyens industriels de fabrication de Naval Group aux spécificités du SNLE 3G.
La production des composants principaux de la chaufferie nucléaire et de la propulsion et notamment de la cuve du 1er SNLE 3G a déjà débuté sur le site de Nantes-Indret.
Un programme industriel d’envergure inédite
Avec 125 ans d’expérience de construction de sous-marins à Cherbourg, Naval Group met en œuvre des savoir-faire uniques, hérités des bâtisseurs des navires des générations précédentes, et des compétences développées pour s’adapter à l’évolution de la menace et aux attentes de la Marine.
C’est dans ce cadre que Naval Group s’est engagé avec le programme SNLE 3G dans une nouvelle aventure industrielle majeure impliquant tous ses sites en France afin d’accueillir le plus gros sous-marin jamais construit en France.
Le sous-marin nucléaire est l'un des objets les plus complexes construits par l'homme. La construction du SNLE 3G nécessite l’intégration de près de 100 000 appareils, ainsi que des centaines de kilomètres de câbles et de circuits. Une telle réalisation demande un savoir-faire rare sur les plans technologique et industriel que très peu de pays au monde possèdent.
Cette filière d’excellence bénéficie à l’ensemble de l’industrie française navale. Près de 90 % de la valeur ajoutée du programme SNLE 3G sera produite en France pendant plusieurs dizaines d’années, ce qui représente environ 3000 emplois directs de très haute qualification non délocalisables.
Le programme SNLE 3G est une aventure nationale qui irriguera l’ensemble du territoire métropolitain en mobilisant plus de 400 entreprises et 400 compétences réparties sur tout le territoire : de l’Alsace à la Bretagne, de la région parisienne à Toulouse et à la région Provence- Alpes-Côte d’Azur.
Les SNLE 3G, une nouvelle génération de sous-marins à la pointe de la technologie
Par rapport à leurs prédécesseurs, les SNLE 3G présenteront plusieurs avancées technologiques importantes, dotant ainsi la Marine nationale de capacités opérationnelles supérieures, avec des sous-marins:
- Extrêmement discrets ;
- Dotés d’une capacité de détection étendue, avec des senseurs au meilleur standard
technologique ;
- Dotés d’une furtivité améliorée, entre autres grâce à une meilleure hydrodynamique et à
une manœuvrabilité augmentée ;
- Dotés d’un système d’armes et d’un système de combat particulièrement performant
permettant d’assurer ses missions de dissuasion jusqu’à la fin des années 2080 ;
- Capables d’assurer un niveau de sécurité et sûreté nucléaires maximal
-Adaptés aux derniers standards de conditions de vie des marins à bord, grâce notamment
à une nouvelle usine de retraitement de l’atmosphère du bord.
Par ailleurs, les SNLE 2G bénéficieront de certaines de ces innovations, sans attendre l’arrivée des quatre SNLE 3G, afin de disposer de la meilleure performance au cours de leur vie opérationnelle jusqu’aux années 2050. Cette démarche incrémentale de modernisation profitera à l’ensemble de la flotte des SNLE.
Communiqué de presse de Naval Group, Cherbourg le 20 mars 2024
Le 30 octobre 1985, dans l'Atelier Coque de l'arsenal de Cherbourg, la première tôle du futur SNLE Le Triomphant est cérémonieusement découpée au chalumeau.
Le cliché DGA / DCN Cherbourg n° 62082 saisit le geste : un ouvrier en bleu de travail, gants de protection, taille la plaque d'acier dans une gerbe d'étincelles. À l'arrière-plan, plusieurs responsables techniques et institutionnels — cadres en costume représentant la Délégation Générale pour l'Armement (DGA) et la Direction des Constructions Navales (DCN), ouvriers de l'atelier — assistent à l'acte fondateur.
Cette opération marque le démarrage industriel du programme du premier SNLE de nouvelle génération (SNLE-NG) de la Marine nationale. Le bâtiment sera admis au service actif douze ans plus tard, en 1997.