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nucléaire lanceur d'engins « Le Triomphant » et à son
équipage.
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SNLE 3G : Un programme clé pour dissuader dans la durée.
Quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de classe L’Invincible remplaceront progressivement, à partir de 2037, les quatre SNLE de classe Le Triomphant qui assurent aujourd’hui la composante océanique de la dissuasion nucléaire française. Entretien avec Claire, ingénieure en chef de l’armement, directrice…
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La marine nationale a un nouveau patron.
Le 15 juillet 2026, le nouveau chef d’état-major de la marine (CEMM), l’amiral Christophe Cluzel, a pris officiellement ses fonctions lors d’une cérémonie en petit comité à bord du…
Défilé 14 juillet 2026 - Troupes à pied : Sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Triomphant.
Les forces sous-marines et la Force océanique stratégique (FOST) rassemblent les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, les sous-marins nucléaires d'attaque et les unités assura…
Le Télégramme (suite) — Baptiste, 17 ans, à bord du SNLE
Suite de l'article : interview de Baptiste, 17 ans, schéma en coupe d'un SNLE et liste des quatre bâtiments en service de la classe Le Triomphant.
Le Télégramme — « Prêts à s'engager, ils s'immergent dans un sous-marin nucléaire »
Reportage de Frédéric Jiang dans Le Télégramme : à la base de l'Île Longue, des jeunes stagiaires de la préparation militaire marine embarquent à bord d'un SNLE.
Naval Group lance la construction du premier sous-marin lanceur d'engins de troisième génération (SNLE 3G)
La découpe de la première tôle du premier SNLE 3G a eu lieu sur le site Naval Group de Cherbourg le 20 mars 2024. Ce geste symbolique marque le début de la fabrication de la coque …
1985 — Découpe de la première tôle du Triomphant
30 octobre 1985, Atelier Coque DCN Cherbourg : découpe symbolique de la première tôle du futur SNLE Le Triomphant, en présence des responsables DGA et DCN.
SNLE 3G : Un programme clé pour dissuader dans la durée.
Pourquoi et quand le programme SNLE 3G a-t-il été lancé ?
Claire : Le programme SNLE 3G a pour objet de développer et réaliser quatre SNLE qui remplaceront au fur et à mesure de leur retrait du service actif les SNLE de classe Le Triomphant, dont le premier aura 40 ans en 2037. La continuité de la composante océanique de dissuasion nucléaire française, dont la permanence n’a jamais été rompue depuis la première patrouille du Redoutable en 1972, est en jeu.
La dissuasion est la clé de voûte de notre sécurité ; or, les SNLE, grâce à leur capacité à se diluer dans les océans et à lancer des missiles chargés de têtes nucléaires, y participent. Le programme SNLE 3G est donc au cœur des missions de la Direction générale de l’armement (DGA), mais aussi de Naval Group, puisqu’il vise à fournir à la Marine nationale un de ses principaux moyens de puissance.
Stéphane Obled : Le développement d’un objet aussi complexe – 1 million de composants, 20 millions d’heures de travail – nécessite d’être largement anticipé. Les réflexions sur le successeur du Triomphant ont démarré avant même que le dernier SNLE 2G soit admis au service actif. Elles se sont poursuivies jusqu’au lancement du programme, en février 2021, avec un premier marché comprenant les études de conception générale du sous-marin, le lancement des approvisionnements longs délais, la réalisation des premiers éléments de la coque et de la chaufferie du premier SNLE 3G et l’adaptation des moyens industriels aux spécificités des SNLE 3G.
Le deuxième marché subséquent a démarré en novembre 2025. Il couvre la poursuite de la mise à niveau des moyens de production, la conception détaillée des sous-marins, le lancement de l’ensemble des approvisionnements et la réalisation du premier SNLE 3G, dont le nom, L’Invincible, a été dévoilé en mars dernier par le président de la République.
Quelles évolutions ces navires présenteront-ils ?
C. : Leurs performances devront répondre aux menaces futures. La DGA fait donc appel à sa capacité stratégique à préparer l’avenir pour définir ses caractéristiques.
Les SNLE 3G seront encore plus discrets que les SNLE 2G grâce à un revêtement acoustique innovant et une signature magnétique atténuée. De plus, leurs capacités de détection seront accrues, grâce notamment à un sonar plus performant.
S. O. : Les SNLE 3G seront aussi plus grands que leurs prédécesseurs afin de leur permettre d’évoluer pendant tout leur cycle de vie, comme le font les SNLE de deuxième génération.
Comment s’organise le programme et quel est son calendrier ?
C. : La DGA assure la maîtrise d’ouvrage du programme avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Naval Group est maître d’œuvre d’ensemble des sous-marins, en cotraitance avec TechnicAtome pour les chaufferies nucléaires.
Notre collaboration remonte à la création de la DGA par le général de Gaulle en 1961 autour de la dissuasion, œuvre commune qui nous transcende et nous conduit à travailler en bonne intelligence depuis plus de soixante ans.
Le programme fait aussi appel au savoir-faire d’équipementiers de premier rang – Thales, ArianeGroup, Safran – et de forgerons– Aubert & Duval, Framatome –, et s’appuie sur quelque 500 entreprises de toutes tailles de la base industrielle et technologique de défense réparties sur tout le territoire.
La DGA les soutient et veille au maintien des capacités industrielles pour permettre à la France de conserver sa souveraineté.
S. O. : Le programme SNLE 3G mobilise au meilleur niveau les compétences de toutes les directions et entités du groupe, sur tous ses sites. Les attentes sont très élevées dans de nombreux domaines tels que la discrétion, la sûreté et la cybersécurité. Nos équipes peuvent néanmoins s’appuyer sur l’architecture du SNLE 2G et sur la maîtrise industrielle acquise grâce au programme Barracuda.
En 2026 auront lieu la preliminary design review (PDR) du navire armé interne puis la revue de conception générale présidée par le client. La suite du calendrier prévoit la mise à l’eau de L’Invincible en 2036, sa livraison fin 2037 puis celle des unités suivantes tous les cinq ans. Naval Group sera au rendez-vous de ce projet qui nous pousse à nous dépasser !
La Marine nationale a officiellement changé de commandement. L’amiral Christophe Cluzel a pris ses fonctions de Chef d’état-major de la Marine (CEMM) lors d’une cérémonie solennelle qui s’est déroulée le mercredi 15 juillet 2026 dans la rade de Toulon. Il succède à l’amiral Nicolas Vaujour, qui occupait ce poste stratégique depuis le 31 août 2023.
Une passation de commandement à bord du PHA Mistral
C’est sur le pont du Porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral, l’un des fleurons de la flotte française, que s’est tenue la passation de pouvoir. Cet événement marque un moment clé dans la vie de l’institution, assurant la continuité du commandement au plus haut niveau. Le choix de Toulon, principal port militaire français, souligne l’importance stratégique de la façade méditerranéenne pour les opérations navales du pays.
L’amiral Nicolas Vaujour quitte ses fonctions après près de trois ans à la tête de la Marine, une période marquée par des enjeux géopolitiques complexes et une modernisation continue des équipements. Son successeur, l’amiral Christophe Cluzel, prend désormais les rênes d’une institution en pleine transformation.
Un rôle stratégique aux multiples facettes
La fonction de Chef d’état-major de la Marine est essentielle au sein de l’architecture de la défense nationale. Le CEMM est le principal conseiller du Chef d’état-major des Armées (CEMA) pour toutes les questions relatives à la composante maritime. Ses responsabilités sont vastes et couvrent l’ensemble du spectre des activités de la Marine.
Il est garant de la préparation opérationnelle des forces, s’assurant que les navires, sous-marins, aéronefs et commandos sont prêts à être déployés sur tous les théâtres d’opérations. Sur le plan humain, le CEMM est responsable du recrutement, de la formation, de la discipline, mais aussi du moral et de la condition de l’ensemble des marins. Enfin, il joue un rôle diplomatique de premier plan en entretenant des relations bilatérales avec les marines étrangères, un aspect crucial pour la coopération internationale et la sécurité maritime.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
Défilé 14 juillet 2026 - Troupes à pied : Sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Triomphant.
Lieu d’implantation de l’unité : Brest – Ile Longue (Finistère)
Date de création de l’unité : 21 mars 1997 (admission au service actif)
Devise : « Vaincre sous les mers » (devise des forces sous-marines)
Historique de l'unité
Premier Sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) de sa classe éponyme, le Triomphant a été mis en chantier en 1989 puis admis au service actif en 1997. Il appartient à la deuxième génération de SNLE français, qui prend la suite des six unités du type Le Redoutable.
Armés par un équipage de 110 marins, longs de 138 mètres, leur déplacement en plongée est de 14 335 tonnes.
Missions de l'unité
Tapis dans l’océan, indétectables, invulnérables et dotés de 16 missiles nucléaires M51, les 4 SNLE de la force océanique stratégique sont basés à l’Ile Longue, dans le Finistère.
Depuis novembre 1972, au moins un SNLE est déployé pour assurer la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire, garantissant au Président de la République une capacité de frappe en second capable d’infliger des dégâts inacceptables contre toute menace d’origine étatique visant les intérêts vitaux de la France.
Composition de l'unité
Effectif défilant : 75 marins
Composition/Articulation : 1 commandant, 3 officiers mariniers supérieurs composant la garde au drapeau des forces sous-marines, suivis de leurs fanions, puis 1 bloc de 64 officiers, officiers mariniers et quartiers-maîtres.
Autorité défilant en tête : le capitaine de vaisseau Alexandre, commandant de l’escadrille des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, suivi du capitaine de vaisseau Franck, commandant l’équipage bleu du SNLE le Triomphant.
À savoir
En tant que tête de série, le SNLE Le Triomphant donne son nom à sa classe de bâtiment, ainsi également baptisée « Le Triomphant ». Les sous-marins de cette série sont nettement plus gros que leurs prédécesseurs de première génération et également beaucoup plus silencieux, ce qui les rend pratiquement indétectables.
Le Télégramme (suite) — Baptiste, 17 ans, à bord du SNLE
Suite du reportage du Télégramme. Aux côtés des stagiaires casqués qui parcourent les coursives du sous-marin, le journal donne la parole à Baptiste, 17 ans, inscrit en préparation militaire marine :
« J'en imaginais pas à quel point un sous-marin pouvait être aussi grand et rempli de technologies. »
La double page se termine par une vue en coupe pédagogique d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins, identifiant ses principaux compartiments — appareil propulsif, compartiment réacteur, compartiment missiles, postes de commandement et de navigation, locaux d'équipage, tubes lance-torpilles — ainsi que par la liste des quatre SNLE de la classe Le Triomphant en service :
• Le Terrible (S 619), 2010
• Le Vigilant (S 618), 2004
• Le Téméraire (S 617), 1999
• Le Triomphant (S 616), 1997
Le Télégramme — « Prêts à s'engager, ils s'immergent dans un sous-marin nucléaire »
Sous la signature de Frédéric Jiang, le quotidien régional Le Télégramme consacre un reportage à la visite d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) à la base de l'Île Longue, près de Brest, par des jeunes volontaires en préparation militaire marine.
L'article décrit le passage par le sas, la descente dans la coque hermétique du bâtiment, la découverte des postes de commandement et des plaques refroidissantes du compartiment réacteur. Les stagiaires — pour la plupart inscrits en préparation militaire marine — y prennent la mesure des journées exigeantes du quotidien des sous-mariniers et des enjeux de la dissuasion nucléaire française.
Le reportage souligne aussi la démarche d'ouverture de la Marine nationale, qui accueille à bord de ses bâtiments les plus sensibles ces futures recrues, dans une logique de transmission et de recrutement.
Naval Group lance la construction du premier sous-marin lanceur d'engins de troisième génération (SNLE 3G)
Parmi les systèmes les plus complexes existants, les SNLE sont les pierres angulaires de la force océanique stratégique française (FOST) et assurent la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire.
Lancé en février 2021, le programme SNLE 3G destiné à la Marine nationale, lie les armées, la Direction Générale de l’Armement (DGA), qui assure la maîtrise d’ouvrage d’ensemble, le CEA, pour les chaufferies nucléaires, et Naval Group, qui assure la maitrise d’œuvre d’ensemble des sous-marins en association avec TechnicAtome pour les chaufferies nucléaires.
Pierre Éric Pommellet, PDG de Naval Group a déclaré lors de cet événement : « Nous sommes fiers de lancer aujourd’hui symboliquement la fabrication de la coque du premier SNLE de 3ème génération, aux côtés de la DGA, de la Direction des applications militaires du CEA, de la Marine nationale et de Technicatome ainsi que l’ensemble de nos partenaires, étatiques et industriels. À travers ce programme d’envergure, Naval Group est pleinement engagé au service de la souveraineté française et de la dissuasion nucléaire, en mobilisant l’ensemble de ses compétences, ses talents et ses moyens industriels, et en s’appuyant sur une base industrielle et technologique de défense solide, répartie sur l’ensemble du territoire français. »
Le premier marché subséquent du programme, notifié en février 2021, couvre les études de développement jusqu’à fin 2025, les approvisionnements longs délais, la réalisation des premiers éléments de la coque et de la chaufferie du premier SNLE 3G, ainsi que l’adaptation des moyens industriels de fabrication de Naval Group aux spécificités du SNLE 3G.
La production des composants principaux de la chaufferie nucléaire et de la propulsion et notamment de la cuve du 1er SNLE 3G a déjà débuté sur le site de Nantes-Indret.
Un programme industriel d’envergure inédite
Avec 125 ans d’expérience de construction de sous-marins à Cherbourg, Naval Group met en œuvre des savoir-faire uniques, hérités des bâtisseurs des navires des générations précédentes, et des compétences développées pour s’adapter à l’évolution de la menace et aux attentes de la Marine.
C’est dans ce cadre que Naval Group s’est engagé avec le programme SNLE 3G dans une nouvelle aventure industrielle majeure impliquant tous ses sites en France afin d’accueillir le plus gros sous-marin jamais construit en France.
Le sous-marin nucléaire est l'un des objets les plus complexes construits par l'homme. La construction du SNLE 3G nécessite l’intégration de près de 100 000 appareils, ainsi que des centaines de kilomètres de câbles et de circuits. Une telle réalisation demande un savoir-faire rare sur les plans technologique et industriel que très peu de pays au monde possèdent.
Cette filière d’excellence bénéficie à l’ensemble de l’industrie française navale. Près de 90 % de la valeur ajoutée du programme SNLE 3G sera produite en France pendant plusieurs dizaines d’années, ce qui représente environ 3000 emplois directs de très haute qualification non délocalisables.
Le programme SNLE 3G est une aventure nationale qui irriguera l’ensemble du territoire métropolitain en mobilisant plus de 400 entreprises et 400 compétences réparties sur tout le territoire : de l’Alsace à la Bretagne, de la région parisienne à Toulouse et à la région Provence- Alpes-Côte d’Azur.
Les SNLE 3G, une nouvelle génération de sous-marins à la pointe de la technologie
Par rapport à leurs prédécesseurs, les SNLE 3G présenteront plusieurs avancées technologiques importantes, dotant ainsi la Marine nationale de capacités opérationnelles supérieures, avec des sous-marins:
Extrêmement discrets ;
Dotés d’une capacité de détection étendue, avec des senseurs au meilleur standard
technologique ;
Dotés d’une furtivité améliorée, entre autres grâce à une meilleure hydrodynamique et à
une manœuvrabilité augmentée ;
Dotés d’un système d’armes et d’un système de combat particulièrement performant
permettant d’assurer ses missions de dissuasion jusqu’à la fin des années 2080 ;
Capables d’assurer un niveau de sécurité et sûreté nucléaires maximal
Adaptés aux derniers standards de conditions de vie des marins à bord, grâce notamment
à une nouvelle usine de retraitement de l’atmosphère du bord.
Par ailleurs, les SNLE 2G bénéficieront de certaines de ces innovations, sans attendre l’arrivée des quatre SNLE 3G, afin de disposer de la meilleure performance au cours de leur vie opérationnelle jusqu’aux années 2050. Cette démarche incrémentale de modernisation profitera à l’ensemble de la flotte des SNLE.
Communiqué de presse de Naval Group, Cherbourg le 20 mars 2024
Le 30 octobre 1985, dans l'Atelier Coque de l'arsenal de Cherbourg, la première tôle du futur SNLE Le Triomphant est cérémonieusement découpée au chalumeau.
Le cliché DGA / DCN Cherbourg n° 62082 saisit le geste : un ouvrier en bleu de travail, gants de protection, taille la plaque d'acier dans une gerbe d'étincelles. À l'arrière-plan, plusieurs responsables techniques et institutionnels — cadres en costume représentant la Délégation Générale pour l'Armement (DGA) et la Direction des Constructions Navales (DCN), ouvriers de l'atelier — assistent à l'acte fondateur.
Cette opération marque le démarrage industriel du programme du premier SNLE de nouvelle génération (SNLE-NG) de la Marine nationale. Le bâtiment sera admis au service actif douze ans plus tard, en 1997.